Room character : Bougainville

bougainville

Cette chambre Caractère de 20m2, aux tonalités douces et naturelles, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain indépendante avec simple vasque, baignoire, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160.

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Un peu d'histoire

Louis Antoine de Bougainville voit le jour le 11 novembre 1729 à Paris. Issue d’une famille bourgeoise, il est le fils d’un notaire et échevin de la ville de Paris.

Il entreprend de longues études au collège de l’Université et marque des aptitudes particulières pour les mathématiques. Il publie en 1754 un traité de calcul intégral qui a conservé une certaine réputation.

Il devient avocat, mais il renonce très vite à cette carrière pour embrasser la voie militaire. Il entre aux Mousquetaires Noirs et devient aide de camp du Général Chevert. Il fait partie en 1756 de l’expédition du Canada sous les ordres de Montcalm.

En 1759 Bougainville est promu colonel. En 1763, il quitte l’armée pour entrer dans la marine ou il est nommé capitaine de vaisseau. Avec deux navires, Aigle et Sphinx, il part fonder une colonie aux îles Malouines. Trois ans plus tard, par ordre du roi Louis XV, il remet les Malouines aux Espagnols, que les Anglais leur reprendront bientôt pour leur donner le nom de Falklands.

En 1766 il entreprend le voyage autour du monde qui le rendra célèbre. Avec la Boudeuse et L’Étoile, il quitte Brest en 1766. Par le détroit de Magellan il gagne les mers du Sud. Son parcours le mène à la Nouvelle-Cythère en avril 1768 (Tahiti), puis aux Samoa, aux Grandes Cyclades (Nouvelles Hébrides), la Nouvelle-Bretagne (îles Bismarck), la Nouvelle-Guinée, l’île Maurice. Après avoir franchi le cap de Bonne Espérance, il remonte vers Saint-Malo, où il accoste après deux ans et demi de voyage. Son récit publié en 1771 sous le nom de "Voyage autour du monde" connaît un immense succès.

Il projette un nouveau voyage de découvertes au pôle Nord, mais le ministre de Brienne lui refuse cette faveur. En 1790, il reçoit le commandement de la flotte de Brest, mais ne pouvant apaiser les troubles qui s’y produisent, il quitte la marine après en avoir refusé le ministère en 1792 pour se consacrer à l’étude des sciences.

Bougainville est arrêté pendant la Terreur et libéré suite à la chute de Robespierre. En 1796, il est élu membre de l’Institut et membre du Bureau des Longitudes. Bonaparte le comble de dignités : sénateur en 1799, grand officier de la Légion d’honneur en 1804, comte d’Empire en 1808.

Il préside le conseil de guerre qui juge les responsables du désastre de Trafalgar en 1809. Ce sera sa dernière fonction officielle. Il meurt le 31 août 1811.

Room character : Bourbon

bourbon

Cette chambre Caractère de 20m2, aux tonalités naturelles, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain indépendante avec simple vasque, cabine de douche, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un majestueux lit baldaquin Queen Size de 160.

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Un peu d'histoire

En 1767, la Compagnie des Indes Orientales rétrocède définitivement l’Ile Bourbon au roi qui l'administre directement. Son gouverneur reste dépendant de celui des Iles de France et Bourbon, installé à Port-Louis, qui est lieutenant général du Roi et chef militaire, assisté d'un ordonnateur chargé de l'administration économique et financière, placé sous l'autorité de l'intendant de l'Ile de France. Deux ordonnateurs se distinguent par leur activité : Crémont(1767-1778 ) et Thibaut de Chanvalon (1785-1789 ).

Jusqu'alors connue en français sous le nom de Mascareigne, elle devient sous celui de Bourbon une escale de la Compagnie Française des Indes Orientales puis se transforme rapidement en un comptoir stratégique de la route des Indes du fait de l'essor du commerce du café à partir des années 1710.

Bientôt une véritable société de plantation, la colonie passe ensuite sous le contrôle direct du Roi de France dans les années 1760 avant d'être réaffectée à la culture de la canne à sucre au terme des Guerres napoléoniennes, puis d'être définitivement rebaptisée de son nom actuel, La Réunion, et privée du recours à l'esclavage en 1848. Il s'ensuit une crise économique rampante à laquelle un terme définitif ne sera mis qu'avec sa transformation en département français en 1946.

Room character : Macao

macao

Cette chambre Caractère de 20m2, aux tonalités naturelles, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain indépendante avec simple vasque, douche italienne, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160. La chambre inclue une terrasse privée avec accès direct sur jardin.

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Un peu d'histoire

L'expédition quitte alors la baie (fin juillet 1786), longe les côtes californiennes et escale à Monterey (au sud de San Francisco) où Lapérouse fait dire une messe, par la Mission espagnole, pour les marins disparus.

Il lui faut 80 jours pour atteindre les Îles Mariannes et une quinzaine de jours supplémentaires pour rejoindre Macao. Il ne verra rien sur son trajet sauf l’îlot Necker, simple rocher pour les oiseaux de mer, et le « french fregate shoal » un peu plus loin. Un grave accident est évité de justesse sur un atoll de la chaîne des îles Hawaii. L’île Marianne la plus septentrionale ne fournira que quelques noix de coco.

Puis c’est la Chine et la colonie portugaise de Macao où il reconnaît le gouverneur rencontré autrefois à Goa. Il a aussi la joie de rencontrer un navire militaire français appartenant à la flotte stationnée aux Indes mais qui malheureusement ne lui apporte pas de courrier. D’Entrecasteaux lui-même n’est d’ailleurs pas loin, s’apprêtant à pénétrer dans la rivière de Canton dans de délicates circonstances administratives. La vente des fourrures aux Chinois s’avère plus difficile et moins rentable que prévu ; après l’achat de porcelaines chinoises. Lapérouse repart déçu par un pays despotique où les Européens sont mal accueillis. Il fait route vers Manille où il veut remettre en état ses navires dans les arsenaux espagnols.

Room character : Saint Aloüarn

saint-alouarn

Cette chambre Caractère de 20m2 aux tonalités de framboise, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain indépendante avec simple vasque, baignoire, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160.

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Un peu d'histoire

En 1772, Louis de Saint-Aloüarn fut le commandant du Gros Ventre, le second bateau de l'expédition de Kerguelen de Trémarec sur la Fortune. Expédition, autorisée par Louis XV, qui avait pour but de découvrir le cinquième continent.

En Février 1772, "La Fortune" et "Le Gros-Ventre" sont dans le Sud de l'Océan Indien, quand le 12, Yves de Kerguelen sur "La Fortune" aperçoit les îles qui porteront son nom, les îles Kerguelen. Il croit avoir atteint le continent Austral, et donne à cette terre le nom de France Australe sans pouvoir débarquer à cause du mauvais temps.

Après concertation avec Louis de Saint-Aloüarn second de l'expédition et commandant le "Le Gros-Ventre", Kerguelen lui envoie l'Enseigne de Rosily-Mesros (futur Amiral et Comte d'Empire) avec le grand canot de "La Fortune", pour tenter un débarquement.
Deux jours plus tard, avec beaucoup de difficultés, l'Enseigne de Boisgnehennec, second du "Le Gros-Ventre" débarquait avec de Rosily-Mesros et prenait possession du territoire au nom du Roi Louis XV.
Une tempète ayant alors séparé les deux navires, Kerguelen rentra en France, sans attendre Saint-Aloüarn et "Le Gros-Ventre"... ni Rosily-Mesros.  

Pendant ce temps "Le Gros-Ventre" continuait plus sérieusement la campagne d'exploration, ne regagnant l'île de France que le 5 septembre 1772, après avoir exploré Timor et des côtes Australiennes, Rosily-Mesros y accomplissant notament de très bons relevés hydrographiques. Hélas Louis de Saint-Aloüarn mourra peu après son arrivée.

Le 16 janvier 1998, une expédition franco-australienne venait de découvrir une bouteille enfouie dans le sable de la côte désertique de l'île Dirk Hartog, au nord-ouest de l'île-continent, les preuves de la prise de possession de l'Australie au nom du roi de France Louis XV, le 30 mars 1772, par un officier de marine breton, Louis de Saint-Aloüarn.

Room character : Samoa

samoa

Cette chambre Caractère de 20m2, aux tonalités chaleureuses, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain indépendante avec simple vasque, baignoire, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160. La chambre inclue une terrasse privée avec accès direct sur jardin.

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Un peu d'histoire

Peuplées depuis 3 000 ans environ par un peuple polynésien, les Samoa ont été occupées aux alentours de l'an 1000 avant J.-C. Le Hollandais Jacob Roggeveen fut le premier Européen à identifier l'archipel en 1722.

En 1768, l'explorateur français Louis-Antoine de Bougainville passa à son tour au large de l'archipel qu'il nomma les îles du Navigateur. Le premier navigateur européen à mettre pied sur une des îles de l'archipel fut Jean François de Galaup, comte de Lapérouse en 1787.

Il débarqua sur l'île de Tutuila (actuellement aux Samoa américaines) avant d'être attaqué par la population. Son Commandant en second le Vicomte de Langle ainsi que 11 membres d'équipage furent tués. Ces premiers contacts difficiles entre Samoans et Européens donnèrent à l'archipel la réputation d'être peu hospitaliers en conséquence de quoi celui-ci fut peu visité.

Room character : Vanikoro

vanikoro

Cette chambre Caractère de 20m2, aux tonalités naturelles, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain avec simple vasque, baignoire, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160. La chambre inclue une terrasse privée avec accès direct sur jardin.

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Un peu d'histoire

C'est à Vanikoro, située dans l’ archipel des îles Salomon, que périrent les membres de l'expédition de Lapérouse en 1788.

Le capitaine de frégate Dumont d’Urville quitte Toulon en avril 1825 pour conduire une nouvelle expédition de découverte dont la route devait passer là où était supposé se trouver les traces du naufrage de l’Astrolabe et de la Boussole, les deux navires de l’expédition de Lapérouse.
Il faut attendre 1826-1827 pour qu’un capitaine marchand britannique, Peter Dillon, découvre des restes du naufrage sur l’atoll de Vanikoro avec la cloche de l’Astrolabe ; quant à la Boussole, il n’y en a pas la moindre trace.
Peter Dillon apprend par le témoignage d’indigènes de l’île de Vanikoro comment deux grands navires se seraient échoués par une nuit de grande tempête : l’un aurait coulé à pic, l’autre se serait échoué sur le récif de corail et les survivants se seraient installés sur l’île.
Cinq ou six mois après, une partie des survivants seraient repartis à bord d’un petit bateau fabriqué avec les débris du grand navire. Deux hommes seraient restés sur l’île : l’un serait mort rapidement, l’autre aurait quitté l’île avec un chef de tribu en disgrâce.

Dumont d’Urville se rend alors à Vanikoro et inaugure le 14 mars 1828 un monument de bois et corail à la mémoire de Lapérouse et son équipage.

En 2005, les épaves de la Boussole et de l'Astrolabe, les deux navires de Lapérouse y ont été formellement identifiées, ainsi que les traces d'un campement à terre occupé durant plusieurs années.
En 2008, sous la direction de l’amiral Battet, chef de l’ultime expédition destinée à percer un mystère de 220 ans, deux bâtiments de la Marine Nationale ont passé un mois, du 15 septembre au 15 octobre, à examiner, à l’aide de moyens techniques des plus sophistiqués, toutes les hypothèses sur la survie des rescapés du naufrage de l’Astrolabe.

Room Deluxe : Begum

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De beaux volumes pour cette chambre Luxe de 35m2 dont la hauteur sous plafond valorise le lit baldaquin sous des charpentes massives en bois brut. Elle est composée d’un coin salon et repas ainsi que d’une salle de bain indépendante, intégrant double vasque, baignoire, cabine de douche, sèche serviette et sèche cheveux.

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Un peu d'histoire

Bégum est un titre donné dans l’hindoustan à l’épouse favorite du sultan ou nabab et équivaut à celui de « reine ». Il s’agit d’une manière de s’adresser et d’un titre honorifique.
A 28 ans, Madec devient un véritable chef de guerre. Il constitue une armée de 1.500 combattants dont une centaine d'Européens. La fortune commence à sourire au jeune Breton qui, quelques mois plus tard, se marie avec Marie-Anne Barbette, la fille d'un des conseillers du prince Shuja et en fait sa Bégum.

La jeune mariée, une Créole, n'a que 13 ans. Les noces sont célébrées avec beaucoup de faste comme l'a écrit Madec lui-même. "Tous les grands du pays m'accompagnaient. Une populace innombrable suivait le cortège. Je fermais la marche passant entre deux haies de feux d'artifice et d'illuminations, vêtu d'une magnifique robe d'argent". Ces festivités, qui entraîneront des dépenses somptuaires, dureront une semaine.

En 1767, la jeune Marie-Anne met au monde une fille qui meurt peu de temps après. Ensuite Madec rejoint les Jats en guerre contre les Rajputs dans la région d'Agra. Il reforme ses troupes et achète des éléphants. Ses victoires lui vaudront d'être récompensé en monnaie sonnante et trébuchante, en diamants et en étoffe d'or et d'argent. Il rachètera et fera entièrement restaurer un palais à Bharatpur où il s'installera avec sa femme et Balthazar, son fils âgé de quelques mois.

En 1782 Marie-Anne donnera une troisième fille à Madec. En 1784, considérablement affaibli par le paludisme, et victime d'une chute de cheval, le Nabab est emporté au printemps par la gangrène. Marie-Anne Barbette, la Begum vécut à Quimper jusqu'à sa mort en 1841.

Room Deluxe : Le Repaire du Nabab

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Bienvenue dans l’antre du Repaire de Nabab avec cette chambre Luxe de 35m2 dont la hauteur sous plafond valorise des charpentes massives en bois brut. Elle est composée d’un coin repas et d’une salle de bain ouverte intégrant double vasque, baignoire d’angle, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160.

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Un peu d'histoire

Les premiers voyages

René Madec naquit en 1736, huitième enfant de François Madec, maître d’école et de Corentine-Manon Melin, tenancière d’auberge. Pendant son enfance, il est plus attiré par l’activité des quais du port de Quimper que celle de l’école, son avenir de marin est décidé.

À l’âge de 9 ans, il embarque pour la première fois pendant quatre mois, sur un caboteur de vin. À l’issue de ce premier contact avec la mer, son père lui fait suivre des cours de navigation et d’hydrographie dans le but d’intégrer le Bataillon d’Orient de la Compagnie des Indes, avec le grade d’officier. Il n’a que 11 ans quand il embarque à destination de Saint Domingue.

Matelot et soldat

En 1750 nouveau départ de Lorient à destination de Pondichéry, ce séjour de quelques mois l’imprègne pour toujours des charmes de l’Inde. De retour en Bretagne, il n’a pour seul projet que retourner dans ce pays exotique. Dès son arrivée en 1752, il rejoint l’armée de Dupleix qui affronte les troupes britanniques, parties à la conquête du territoire indien. Après de nombreux engagements armés, la paix entre Français et Britanniques est signée ; Dupleix, désavoué, retourne en France. Madec, après avoir servi comme soldat pendant trois ans, songe à rentrer chez lui, mais il ne parvient pas à dépasser l’Ile Bourbon où doit s’engager comme matelot pour faire du transport entre les îles de l’océan Indien.

En 1756, la guerre reprend entre les belligérants, Madec regagne Pondichéry, après avoir servi dans la marine de commerce, il entre dans la marine de guerre. Quand il apprend que son escadre va regagner l’Ile Maurice (alors île de France), il décide de déserter et il gagne le continent à la nage. Il s’engage dans le bataillon de marine formé par le chevalier du Pouët où il est nommé au grade de sergent et le 11 décembre 1758, les troupes françaises arrivent à Madras pour assiéger les Britanniques ; l’opération dure quarante cinq jours, c’est un échec. Commence alors une longue errance guerrière et aventureuse à travers différentes régions, Madec se voit confier le commandement d’une troupe de 400 cipayes. En 1760, Lally Tollendal, qui se trouve dans une situation délicate, fait appel au Breton dont il a entendu parler des exploits et de sa témérité et le fait entrer aux grenadiers à cheval. Un fantaisiste projet d’attaque de Madras est mis sur pied, mais les troupes françaises sont contraintes de s’enfermer dans la forteresse de Gingy et capitulent au bout de cinq mois. Madec est fait prisonnier par les Britanniques et enfermé au fort de Madras. Afin de sortir de prison et de ne pas y mourir de faim, il accepte, ainsi qu’une centaine de prisonniers français, de s’engager dans les troupes ennemies. Il est envoyé à Calcutta où il reste en garnison pendant un an. Il met ce temps à profit pour étudier les dialectes locaux, les coutumes et la situation politique du pays. Après avoir participé à la déroute de l’armée du nabab du Bengale : Kassem-Ali-Khan pour le compte des Britanniques, il prend la direction d’une mutinerie qui gagne le camp du nabab vaincu, près de Bénarès, où sont aussi présents le Grand Moghol Shâh Âlam II et le vizir Sudjah Dowlah. C’est le début de sa carrière de chef de guerre, de conseiller influent et de sa fortune.

Nabab

En 1764, il est à la tête d’une armée privée, forte d’environ 1 500 hommes qu’il met au service des rajah puis du Grand Moghol lui-même. Parallèlement à ses activités guerrières, il commence à se bâtir une fortune colossale. Au début de 1766, il épouse la fille d’un conseiller du prince Shuja, Marie-Anne Barbette, âgée de 13 ans, dont la famille est d’origine française, les noces et les festivités semblent avoir été excessivement fastueuses et dispendieuses.

Vers 1767, il soutient les Jats dans le conflit qui les oppose aux Rajputs, ses victoires décisives sont très largement récompensées en argent et en or, ce qui lui permet d’acheter un palais à Bhaktapur, dans lequel il s’installe avec son épouse et leur fils qui vient de naître en 1768, Balthazar-René-Félix. Une nouvelle victoire lui vaut le titre honorifique de Panchazari et sa fortune considérable lui fait envisager son retour en France. Mais le représentant du gouvernement français à Chandernagor souhaite un rapprochement avec les princes indiens dans le but de contenir les Britanniques et éventuellement les expulser du Bengale. Madec repart en guerre pour le compte de l’empereur Moghol, Shâh Âlam II, qui l’honore du titre de nabab, en remerciement des services militaires rendus. Il lui confère aussi le titre de Bocci, qui le place au troisième rang de la hiérarchie impériale, juste après le Grand Vizir et le dote d’un vaste jaguir (sorte de fief). Son armée compte maintenant 6 000 hommes, il est devenu un des hommes les plus importants et les plus influents de l’Hindustan. Avec sa famille, qui s’est agrandie d’une fille, Marie-Anne, il vit quelques temps à Delhi, puis à Hyderabad, il arrive enfin à Pondichéry en février 1778. Il s’engage, une fois encore, lors du siège de la ville et le blocus du port les Britanniques. Le 18 octobre, c’est la capitulation, deux mois plus tard, muni d’un sauf-conduit, Madec quitte l’Inde et revient en France.

Dernières années à Quimper

Le 11 janvier 1779, c’est le départ pour la France, sur le Brisson. Après une escale à l’île Maurice, le bateau arrive en Europe où il est attaqué au large de l’Espagne par des corsaires britanniques. Fait prisonnier, René Madec est détenu deux mois en Irlande. Débarqué à Lorient, il se rend à la cour à Versailles où il doit remettre à Louis XVI qui le reçoit, le rapport du gouverneur Guillaume Léonard de Bellecombe, sur le siège de Pondichéry. On l’informe que depuis 2 ans (1er janvier 1777), il a le grade de colonel et qu’il est reçu dans l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il est, peu de temps après, anobli par le roi. René Madec se retire à Quimper, muni de sa fortune et s’installe dans un hôtel particulier (au n° 5 d’une rue qui porte aujourd’hui son nom). Il acquiert deux domaines, Coatfao en Pluguffan et Prat an Raz en Penhars, où il fait reconstruire le château. En 1782, naissance d’une fille, Marie-Henriette. Il meurt le 28 juin 1784 des suites d’une chute de cheval, son épouse lui survit jusqu’en 1841.

L’artiste Bartabas s’est inspiré de la vie de René Madec pour son spectacle équestre Voyage aux Indes galantes, en 2005 au château de Versailles.

Room Superior : Kerguelen

kerguelen

Cette chambre Supérieure de 28m2, aux tonalités de chocolat, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain indépendante avec double vasque, cabine de douche, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160.

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Un peu d'histoire

Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec (13 février 1734, manoir de Trémarec, Landudal (Finistère) - 3 mars 1797, Paris) est un officier de marine et un navigateur français, découvreur des mers australes.

N'ayant pas de fortune, il embarque à 16 ans comme garde-marine dans la Marine royale après des études dans un collège de jésuites. À l’occasion d'une affectation à Dunkerque, il épouse en 1758 Marie-Laurence de Bonte. Son beau-père, ancien bourgmestre de Dunkerque arme le Sage, un navire de 56 canons et 450 hommes d’équipage, la course pendant la guerre de Sept Ans. Kerguelen en prend le commandement en 1761 pour mener une campagne aux Antilles, qui se révèlera très fructueuse.

Lieutenant de vaisseau en 1763, il effectue des relevés hydrographiques en Bretagne, ce qui détermine son admission à l'Académie de marine en tant que membre-adjoint.

En 1767, il obtient le commandement de La Folle pour effectuer une campagne de protection des pêcheurs de morue en Islande. En 1768, il repart dans l’Atlantique Nord (Groenland et Bergen) avec la corvette l'Hirondelle et devient familier avec la navigation dans les mers froides. Il ramène en 1768 deux oursons blancs pour la ménagerie du roi Louis XV.

« Je me rendis à Versailles au mois de septembre 1770, pour proposer à M. le duc de Praslin, ministre de la Marine, le plan d'une campagne de découverte dans les mers antarctiques. Je vis que ce n'était pas le moment d'entreprendre de pareilles opérations. […] Les affaires s'étant [ensuite] arrangées avec la cour d'Angleterre, […] l'occasion devint favorable pour proposer le voyage de découverte. […] On me donna le commandement du vaisseau du Roi le Berrier, qui était à l'Orient. […] J'embarquai 14 mois de vivres pour 300 hommes d'équipage. […] Le premier jour de mai [ 1771 ], je mis à la voile. […] Je coupai la ligne le 10 juin par vingt-deux degrés de longitude occidentale du méridien de Paris, dont je me servirai toujours […] J'arrivai à l'Isle de France le 20 août. »

Lors de son escale à l’île de France, il est bien accueilli par le gouverneur des Roches et l'intendant Poivre. Il y rencontre également Commerson, Marion-Dufresne, et le jeune Lapérouse. Il y remplace son gros vaisseau contre la flûte La Fortune et la gabarre le Gros Ventre, deux navires plus légers, mieux adaptés à l'objet de sa mission. Le 12 février 1772, dans le sud de l'océan Indien, il aperçoit une terre où il croit voir le continent austral, et lui donne le nom de France australe. Il s'agit en fait des îles Kerguelen. Le gros temps empêche tout débarquement jusqu'au 14 février, jour où un enseigne peut débarquer et prendre possession du territoire au nom du roi.

La tempête sépare les navires, et Kerguelen poursuit sa route seul, abandonnant le Gros Ventre commandé alors par Louis de Saint Aloüarn. Il arrive à Brest le 16 juillet 1772, tandis que le second navire l'attend et le recherche vainement. Celui-ci poursuivra les escales dans l'ordre annoncé, dans des conditions effroyables, vers Timor et les côtes australiennes avant de regagner l’Île de France le 5 septembre. Malgré cette aventure, Lapérouse nous dit que Kerguelen fut reçu en France comme un nouveau Christophe Colomb. À Versailles, il fait au roi une description très optimiste des ressources des terres qu'il avait découvertes, convainquant le roi d'ordonner une seconde expédition. Il ne sait pas encore que le Gros Ventre a réapparu, ni que les témoignages des survivants vont à l'encontre du sien.

Room Superior : Siam

siam

Cette chambre Supérieure de 28m2, aux tonalités chaleureuses, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain spacieuse indépendante avec double vasque, douche italienne, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160.

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Un peu d'histoire

En 1741, Pierre Poivre (qui deviendra intendant des Mascareignes sur l’Ile de France où il accueillera plus tard le navigateur Kerguelen) se destine à l’évangélisation de l’Extrême-Orient et s’embarque pour la Chine mais son goût de l’aventure éteint vite sa vocation religieuse. Il voyage et s’intéresse à tout ce qui touche au commerce et à l’agriculture. Il est le premier à décrire le litchi. Un peu plus tard, son neveu, Pierre Sonnerat, naturaliste et explorateur publie en 1782 son Voyage aux Indes et à la Chine fait depuis 1774 jusqu’à 1781.

Louis XV et Louis XVI ouvrent largement les caisses de l’Etat pour financer les énormes dépenses qu’entraînent ces expéditions. La Compagnie des Indes poursuit donc ses activités commerciales, auxquelles s’ajoutent toujours l’évangélisation des contrées colonisées.

Malgré les problèmes rencontrés au Siam par les prêtres catholiques, les Missions Etrangères de Paris (MEP) envoient régulièrement des prêtres dans cette région d’Asie. En 1713, suite à l’invasion des Birmans au Siam, le Frère Pierre Pigneau de Behaine avec ses 40 élèves, trouvent refuge à Malacca sur le chemin de retour vers l’Inde.

En 1767, Jean-François de Surville, commerçant, aventurier breton demande à la Compagnie des Indes le droit de pouvoir faire commerce dans leurs territoires. Il partira découvrir la Nouvelle Zélande. Le 2 juin 1767, il arrive dans le détroit de Malacca et on peut sans doute imaginer qu’il se soit lui aussi arrêter à Singapour pour se ravitailler en vivres et eau potables avant d’aller explorer le Pacifique.

Junior Suite : Laperouse

laperouse

Cette Junior Suite de 45m2 (2 à 5 personnes), aux tonalités chaleureuses avec ses tommettes en terre cuite, offre de très beaux volumes sous des plafonds en bois brut avec poutres apparentes. Elle est composée d’un coin salon et repas ainsi que d’une salle de bain indépendante avec double vasque, douche italienne, sèche serviette, sèche-cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160 et dispose d’une baignoire d’angle dans la chambre. Elle inclue une terrasse privée avec accès direct sur jardin.

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Un peu d'histoire

Jean François de Galaup, Comte de Lapérouse, voit le jour à Albi en 1741. A l’age de 15 ans, sur les conseils de sa famille, il s’engage dans la Garde Marine de Brest, où il est fait officier en 1756.

A 22 ans il prend part au conflit lors de « La guerre de 7 ans » contre l’Angleterre, où il est blessé puis fait prisonnier pendant 3 ans (1759-1762).

Il poursuit son expérience d’officier de Marine aux large des Antilles, puis dans l’Océan Indien ainsi que dans la baie D’Hudson. Lapérouse devient capitaine de vaisseau. Il épouse Louise Éléonore Bourdon à Paris, le 8 juillet 1783.

Par ses exploits dans la marine, le navigateur reçoit un solide appui de la part du ministre de la Marine, Claret de Fleurieu, aussi directeur des Ports et Arsenaux. Le ministre, qui prépare un voyage dans le Pacifique, fait appel à La Pérouse.

En juin 1785, Louis XVI le désigne alors pour commander une expédition autour du monde. L’objectif officiel de cette mission est de parfaire les connaissances scientifiques, mais il s’agit en réalité d’évaluer les comptoirs étrangers et les possibilités d’étendre l’influence de la France dans ces contrées éloignées.

L’expédition quitte Brest le 1er août 1785 pour un périple de trois ans. Lapérouse dirige la Boussole, et Langle, l’Astrolabe. On compte 109 hommes, dont 8 civils, à bord de la Boussole et 113 hommes, dont 6 civils, à bord de l’Astrolabe. Parmi eux, bon nombre de scientifiques, ingénieurs, physiciens ou artistes.

Le 30 mai 1786, l’expédition arrive dans l’archipel des îles Sandwich (Hawaii), puis fait escale en Californie. Le groupe effectue la reconnaissance des côtes canadiennes et de l’Ile de Vancouver. Le voyage est endeuillé par la perte de 22 marins au large de la Baie de Lituya. L’expédition continue malgré tout sa route en direction du Pacifique. En 1787, ils atteignent la côte asiatique, puis les Iles Samoa dans le Pacifique Sud, au mois de décembre.

Lapérouse consigne minutieusement ses observations dans son journal de bord et dans les lettres qu’il envoie en France sur les mœurs et les coutumes des indigènes. À Tutuila, un affrontement entre Samoans et Français se solde par la mort de douze membres de l’équipage.

Junior Suite : Les Grands Moghols

grands-moghols

Cette Junior Suite de 45m2 (2 à 5 personnes), aux tonalités naturelles, offre de très beaux volumes sous des plafonds en bois brut avec poutres apparentes. Elle est composée d’un coin salon et repas, ainsi que d’une salle de bain indépendante avec double vasque, douche italienne, sèche serviette, sèche-cheveux. Elle dispose d’une baignoire d’angle dans la chambre et est équipée d’un lit Queen Size de 160.

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Un peu d'histoire

Les grands Empereurs Moghols, conquérants venus d'Asie, descendants de Gengis Khan et de Tamerlan, transformèrent l'Inde en quelques décennies, engloutissant sur leur passage principautés et royaumes. Ils eurent comme principaux rivaux les Rajputs, répartis en clans éminemment belliqueux et les Marathes qui leur bloquèrent l'accès du Sud de l'Inde. On désigne sous l'appellation générique de «moghole» la dynastie des Timurides (descendant de Tamerlan), d'origine turque, qui régna sur l'Inde de 1526 à 1858. Les souverains de cette dynastie furent appelés les Grands Moghols.  

Shah Alam II (1728–1806) fut le dernier souverain moghol de la dynastie des Timourides dans l'Inde.

Il fut tour à tour le jouet des Anglais et des Marathes, dont sa faiblesse et son irrésolution accrurent de plus en plus l'audace. Son règne se solda notamment par la perte de l'influence moghole sur le Bengale, scellée suite à la bataille de Buxar (1764).

Shâh Âlam II honora René Madec du titre de nabab, en remerciement des services militaires rendus. Il lui conféra aussi le titre de Bocci, qui le place au troisième rang de la hiérarchie impériale, juste après le Grand Vizir et le dote d’un vaste jaguir (sorte de fief).

Un de ses vassaux, Ghulam Qadir, tenta de le détrôner, et, après s'être emparé de sa personne, lui creva les yeux en 1788 ; mais il subit bientôt le châtiment de son crime, et Shah Alam fut remis en possession de sa couronne. L'infortuné souverain régna encore 18 ans, et mourut en 1806.

Room Twin : Dupleix

dupleix

Cette chambre Twin de 22m2, aux tonalités de chocolat, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain indépendante avec simple vasque, cabine de douche, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160.

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Un peu d'histoire

Fils d'un actionnaire de la compagnie des Indes, Joseph Dupleix naît à Landrecies dans le Nord de la France, le 1er janvier 1697. Son père l'envoya très jeune aux Indes où dans la première partie de sa vie, il s'occupa essentiellement à développer le commerce de la Compagnie et s'attacha à faire fortune. Il y fut grandement aidé par sa femme, Jeanne de Castro, créole d'origine portugaise, qui connaissait admirablement les langues et les mœurs locales. Associée à toutes les pensées de son mari, elle eut une grande part dans ses succès et dans ses échecs.

Gouverneur de Pondichéry et Gouverneur Général des possessions françaises de l’Inde, en 1742, il se trouva en prises avec les difficultés nées de la guerre de sécession d’Autriche et dut se transformer en chef de guerre. Il entrepris de ruiner la puissance anglaise sur la côte du Coromandel et s’empara de Madras, avec l’aide de la Marine, improvisée à l’Ile-de-France par le général la Bourdonnais, mais la mésentente qui régnait entre les deux hommes empêcha de tirer parti de cette brillante opération. Resté seul sur place à la suite de la destruction de l’escadre par un cyclone, il fut assiégé dans Pondichéry par les forces des Anglais et de leurs alliés indigènes. Il les obligea à lever le siège et il allait être en position de remporter de nouveaux succès quand survint la paix d’Aix-La Chapelle.

Créé marquis et "cordon rouge" (chevalier de l’ordre militaire de Saint Louis), récompense rare pour un civil, Dupleix entreprit alors l’œuvre à laquelle son nom reste attaché. Jusqu’alors les Européens ne s’étaient présentés aux Indes que comme des commerçants. Dupleix se proposait d’intervenir dans les querelles de princes indigènes et d’établir petit à petit, un système de protectorat qui, appuyé sur une force militaire, assurerait à la France un monopole de trafic et une souveraineté pratique. Il se heurta aux Anglais qui employaient des méthodes calquées sur les siennes et c’est ainsi qu’en pleine paix, troupes anglaises et françaises étaient aux prises dans l’Indoustan. Tant que ce fut le succès, on laissa Dupleix aller de l’avant : mais celui-ci ne disposait que de troupes médiocres et ne put jamais trouver, à l'exception de Bussy, des chefs militaires capables de soutenir efficacement ses desseins.

Rentré en France en 1754, Il mourut en 1763 dans un état proche de la misère.

Room Twin : Salomon

salomon

Cette chambre Caractère de 20m2, aux tonalités de framboise, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain indépendante avec simple vasque, baignoire, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160. La chambre inclue une terrasse privée avec accès direct sur jardin.

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Un peu d'histoire

Les îles Salomon ont d'abord été peuplées par des populations d'origine mélanésienne. Ce fut le navigateur espagnol Mendaña qui le découvrit en 1564 et en prit solennellement possession au nom de sa Majesté Catholique ; le pilote Gallego faisait partie de l'expédition et en laissa un compte rendu très intéressant qui n'a été publié qu'en 1887 par le Dr Guppy. On perdit ensuite les traces de cet archipel pendant deux siècles, à tel point qu'on doutait même de son existence, quand il fut de nouveau visité par des navigateurs français et anglais Carteret (1767), Bougainville (1763), Surville (1769), Shortland (1788), D'Entrecasteaux (1792), Dumont d'Urville (1838).

Les îles Salomon comptent parmi ces différentes îles, l’île de Vanikoro dans l’archipel de Santa Cruz. C’est devant cette même île que l’explorateur Jean Francois de Galaup, Comte de Laperouse sombra avec son navire, la Boussole, en 1788.